L E S - I C O N E S - S 0 N T - F A T I G U E E S - / - T H E - I C O N S - A R E - T I R E D
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impressions numériques sur film transparent brûlé, incluses dans coffrets plexiglas, 15 x 20 cm, Edition de 12, 2008/2010 / Digital prints on transparent film, burnt and enclosed in plexiglass boxes
(...) Dans “Les icônes sont fatiguées”,défilent, enfermés dans des boîtes en plexiglas, les visages endormis et marqués par la détérioration de la pellicule, vieillie et brûlée, Sigmund Freud et Marlène Dietrich, Che Guevara et Marilyn Monroe, Jim Morrison et Mao, Callas et Picasso. Inégalable surfer du visible, Yves Hayat n'hésite pas à fermer les yeux à ceux qu’il représente. On a vu que les destinataires de cet univers d'icônes, consumées ou inconsumables, finissent par se voir en miroir par le biais du système de la publicité et de la mode, recevant de ce reflet le même regard séducteur restitué à Narcisse par l'étang qui le reflète, le condamnant à la fin à une condition de solitude, qui tend à l’exclure du dialogue avec l'altérité.(...) (...) Enclosed in Plexiglass boxes, the "Icons are tired," are the sleepy faces of celebrities : Dali and Marlene Dietrich, Che Guevara and Marilyn Monroe, Jim Morrison and Mao, Callas and Picasso. Those faces are marked by the deterioration of an old and burnt film. Yves Hayat, real navigator in a virtual time, doesn’t hesitate to close the eyes of those he represents. This universe of consumed icons, finally shows in a mirror, through the system of advertising and fashion, receiving the reflection of the same seductive look returned to Narcisse by the pond which reflected, sentencing him to solitude, and tends to exclude dialogue with the otherness .(...)
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